Qu’en disent-ils ?

Le chant et les réformateurs !

Luther mit le chant au service de la théologie...
« La musique est un splendide don de Dieu, tout proche de la théologie, dit-il un jour. Je ne voudrais pas renoncer, même pour un grand prix, au peu de musique que je sais ». La musique avait pour lui un double aspect : tout son harmonieux venait de Dieu ; tout son discordant était l’œuvre du diable... comme l’orgue, que Luther un jour qualifia de « mugisseur sans intelligence », qui sentait le papisme ... !
Mais docteur Martin était un pragmatique. En 1523, il avoua qu’il était prêt à faire « résonner toutes les orgues et tinter tout ce qui peut tinte » si cela pouvait amener les gens simples à la connaissance de la parole ; et douze ans plus tard, dans un sermon, il déclarait : « Nous avons des orgues à cause de la jeunesse, comme on donne aux enfants des pommes et des poires »...
On attribue à Luther trente-huit cantiques dont vingt-quatre furent composés en 1523-1524. Il composa son premier chant à l’occasion de la mort sur le bûcher, à Bruxelles, le 10 juillet 1523, des premiers martyrs " luthériens " : deux moines augustins.
L’engouement de Martin Luther pour la musique et le chant, son insistance sur l’importance de leur rôle dans la liturgie, sont à l’origine du développement du répertoire de musique des Eglises protestantes qui fut créé au cours des cinq siècles écoulés. Y aurait-il eu seulement Bach sans Luther ?