En voilà une bonne idée en cette nouvelle année pour évoquer le “je crois”.
En quoi peut croire la femme et l’homme d’aujourd’hui qui se définirait athée ou agnostique ? Pas en un Dieu, cela va de soit. D’une certaine façon elle croit en elle, et de ce fait c’est malgré tout une très bonne chose ! L’athée est une personne qui croit en lui, tel un bloc. D’une certaine façon cette situation est rassurante, car ceci permet au moins de ne pas avoir peur de faire un pas pour marcher. Si je ne crois pas en moi, je n’avance pas.
Nous chrétiens qu’avons-nous de si différent de l’athée ? Nous pouvons dire que nous croyons en Dieu. Il s’agit bien là de notre distinction, de notre espérance. N’est-ce pas super ? Personnellement, c’est la classe !
Face au “désenchantement du monde” et au “polythéisme des valeurs” de Max Weber, nous les chrétiens, nous pouvons affirmer qu’un sens nous est offert. A travers la bonté de Dieu et son sacrifice car nous avons reçu le commandement de nous “aimer les uns les autres comme il nous aime” (Jn 15,12).
Notre confession de foi, le credo, nous permet d’exprimer notre foi, de l’intérioriser. Il nous permet d’exprimer nos valeurs, une norme de fidélité à l’Evangile. Il s’agit ici de l’autorité de l’écriture et la justification par la foi seule. Un seul credo pour tous les chrétiens... mais diverses résonances selon la famille d’appartenance !
En ce début d’année, je vous invite à faire le voeu d’inviter celles et ceux que vous croiserez à parler de Dieu autour de vous pour rendre notre Eglise accueillante et vivante.
Jean-Baptiste Rozier
