Dès le début de l’ère chrétienne, on trouve, en particulier chez Saint-Paul et Saint-Jean des formules d’expression de la foi.
Pour les premiers chrétiens, le KERYGME (du grec « keryx », Crieur public) : « Jésus a été mis à mort, les chrétiens l’appelaient Christ, Dieu l’a ressuscité pour le pardon des péchés et le salut des hommes, nous en sommes témoins. »
Ces affirmations nous parlent de Dieu dans un langage d’homme : il n’y a pour les chrétiens qu’un seul Dieu et Père, de qui tout vient et vers qui nous allons, et un seul Seigneur Jésus-Christ par qui tout existe et par qui nous sommes.
Dans la suite du temps, une recherche plus développée s’est faite pour exprimer sa foi, pour une : profession de foi (clamer devant les autres) ou une confession de foi (clamer avec les autres).
Plus tard,
Saint-Ignace d’Antioche (IIème siècle),
Symbole de Nicée-Constantinople (325-338),
Symbole des Apôtres
Symbole des Apôtres
Ces textes ne disent pas tout de la foi, mais expriment cette unité de foi, puisqu’ils sont devenus communs à tous les chrétiens (une exception pour le Symbole de Nicée qui pose question aux orthodoxes avec l’expression « l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils »).
Au moment du concile Vatican II, Paul VI lui-même a écrit un Credo, après et avant bien d’autres. Son langage est plus contemporain.
Ceux qui ont été « reconnus », (Symbole des Apôtres et Symbole de Nicée) sont inscrits dans le missel de l'Église Catholique. Ils commencent par « je crois », (on ne peut dire sa foi à la place des autres). C’est l’affirmation commune de ce « je » qui forme le « nous ».
Pour les chrétiens rassemblés, ces deux Credo sont l’expression commune à nos églises chrétiennes.
Il existe aussi des formules sous forme de questions pour reprendre la foi de ces Credo ; mais, à des grands jeunes et des adultes (à qui on remet officiellement le Credo pour leur baptême et leur confirmation), il est souvent demandé d’exprimer librement leur foi avec leurs propres mots, en étant fidèles aux Credo traditionnels.
D’autres formulations non officielles, mais plus proches de la culture contemporaine, respectant la tradition, peuvent être utilisées comme expression de la foi, évitant ainsi le côté répétitif, pour ne pas dire « rabâché », des expressions habituelles. Ces expressions peuvent nous permettre aussi d’exprimer autrement la foi commune qui unit les Chrétiens.
Père Jacques Barnagaud
